1944 De la vallée de la Seine au Vexin

1944 De la vallée de la Seine au Vexin

Texte paru dans le bulletin municipal de décembre 1994, à l'occasion du cinquantième anniversaire de la libération de notre pays.
Cette publication est un extrait du livre « 1939-1945 De la Vallée de la Seine au Vexin » avec l'aimable autorisation de leurs auteurs « Guy et Serge PARIS », édition « Le Petit Journal de Sagy ». Pour tout renseignement « Le Petit Journal de Sagy », Madame PARIS, 10 Rue de l'Eglise, 95 SAGY
Fin Août 1944, la bataille de Normandie se termine, Paris est en insurrection. Près de Mantes, les Américains lancent une tête de pont sur la Seine à Limay. La 79ème Division d'Infanterie US fait des reconnaissances jusqu'en Arthies, sur la route de Magny-en-Vexin, et la population française se croit libérée, les mairies pavoisent, les résistants se font photographier avec drapeaux et brassards, tiraillant sur les Allemands qui décampent. On chasse les collabos.

Mais c'était sans compter sur le 1er Corps blindé S.S. du Gruppenfurher Keppler qui reçoit le 22 Août le commandement du front de la Seine de Vernon à Meulan. Déjà, la 49ème Luftwaffe felddivision a contre attaqué Limay et repris Les Mureaux. Keppler reçoit l'ordre de lancer une nouvelle attaque à Mantes pour rejeter les Américains. Sur la droite, la 49ème Division d'Infanterie se prépare à Drocourt ; à gauche, la 18ème Division de la Luftwaffe maintient ses positions et attend un renfort de la 6ème division parachutiste aux prises avec les parisiens. Le 4ème régiment d'artillerie de parachutistes installe son PC aux abords de Limay. Sur les arrières, les SS font la chasse aux partisans qui ont attaqué les transports allemands en retraite quelques jours auparavant : prises d'otages, exécutions à Charmant.
Le chef du 1er Panzer Korps installe son Etat-major à Chaumont-en-Vexin le 23 Août. Il examine la situation avec le Général Macholz. La 49 D.I. fient la rive droite du fleuve, de la boucle des Andelys jusqu'au méandre de la Roche Guyon, Lavacourt et les hauteurs de Drocourt, avec deux régiments en ligne et un autre en réserve ; au centre, la 18ème Division de la Luftwaffe et quelques unités parachutistes de la 6ème Division qui commencent à sortir du guêpier de Paris. Les Allemands se ressaisissent et renforcent le front de la Seine après le départ précipité des fonctionnaires d'occupation.

Les Alliés sont sur la rive gauche de la Seine, de la boucle des Andelys/Vernon jusqu'au méandre de la Roche Guyon où une tête de pont US a été repoussée avec succès par l'artillerie allemande.

Le Général SS Keppler précise leur mission aux commandants d'unités pour l'attaque qui aura lieu le lendemain 24 Août.
Au soir du 24, les Allemands s'ébranlent de chaque côté de l'axe de la route de Magny-en-Vexin, la 49ème Division d'Infanterie équipée d'armes antichars et canons de Flak 20 mm déferle sur Limay, les artilleurs parachutistes balayent la ligne du front et progressent sur Fontenay-Saint-Père. Ils atteignent rapidement la ligne Guitrancourt-Gargenville-Rangiport. A Saint Martin La Garenne, les Allemands sont stoppés par un lourd feu défensif des Américains dont les blindés rôdent, menaçant sur les côtés les pointes de l'offensive allemande.
Parmi la population française, c'est la stupeur : "Les Allemands reviennent !" A Gargenville, Juziers, Meulan, les Allemands repassent la Seine.

Aux Mureaux, les résistants qui étaient en train de se faire photographier devant la mairie fuient en désordre : on trouve des femmes tondues. "Qui a fait ça ?" demandent les Allemands très nerveux qui, depuis Meulan avaient essuyé des tirs. Les femmes ne dénoncent personne et s'interposent à la répression : attitude d'autant plus courageuse que les "épurateurs" étaient bien souvent ceux-là même qui avaient construits durant toute la guerre des Messerschmitts pour l'occupant à l'usine Nord-Aviation...

Une trentaine de personnes sont raflées et gardées dans les locaux d'une serrurerie, rue Paul Doumer.

Pourtant, hier encore, les Américains étaient arrivés de Flins avaient distribué des cigarettes et chewing-gum, mais c'était seulement des unités de pointe du "combat commandant R" de la 5ème Division blindée US qui avait pour mission de reconnaître les berges de la Seine entre les Mureaux et Poissy
Malgré le commandement des SS, la contre-offensive allemande s'est embourbée et n'a pu rejeter les Américains de la Seine. Il aura manqué l'appoint de la 6ème Division parachutiste bloquée dans Paris et repliée à travers la banlieue. Par ailleurs, une mauvaise coordination avec la 17ème Division de la Luftwaffe et la 1ère SS Panzer sortie durement éprouvée de la bataille de Normandie ne peut apporter l'appui escompté. Il est vrai que les Allemands n'ont pas eu le temps de se remettre des deux mois de combats en Normandie : sans compter l'anéantissement de la poche de Falaise et la perte de leur matériel lourd de l'autre côté de la Seine, les Américains ayant bombardé et détruit tous les ponts. Exsangues, épuisés, pauvres en essence et munitions, ils n'ont plus les moyens de s'imposer face au déferlement ininterrompu du matériel américain depuis les ports artificiels d'Arromanches.

Pourtant le Général SS Georg Keppler ne s'avoue pas vaincu et amène une nouvelle attaque pour le lendemain sur Mantes grâce à l'arrivée de la 6ème Division parachutiste qui est annoncée incessamment. De plus, on apprend une nouvelle inattendue : les Américains abandonnent l'attaque sur Limay et font demi-tour. Oui, mais c'est pour mieux forcer les passages plus à l'Est : Les Mureaux, Poissy et le front de la 45ème Panzer Division qui se dégrade entre Pontoise et Paris. L'offensive prévue est mort-née.

Le demi-échec de la contre-offensive allemande a eu pour conséquence un renforcement de l'opposition au débouché de la tête de pont américaine de Limay. Ces derniers ne cherchent pas l'affrontement à tout prix et reportent leurs efforts plus à l'Est où le front allemand n'est plus constitué suite à la chute de Paris et à l'évacuation des services allemands dans le désordre.

Aux Mureaux, repoussé momentanément !e 22 Août par la 18ème Division de la Luftwaffe: les Américains y reviennent finalement le 27 et passent la Seine sur des pontons. Ils perdent un char à Meulan et progressent sur Condécourt et Longuesse, région défendue par l'artillerie des paras de la Luftwaffe qui leur détruit plusieurs chars.

Le XVème corps US se retire de Mantes, y laisse la 79ème Division d'Infanterie et fait marche à l'Est sur Poissy.
A Magnanville, au PC du XVème Corps US. le général Haislip ordonne à son collègue Lusford de faire mouvement sur la Mauldre au Nord de Beynes en liaison avec le 106ème Calvary Group qui doit foncer sur Poissy pour interdire le passage du fleuve aux Allemands.

Le 25 Août, les Américains sont à 20 kms de Versailles dans le secteur Thivernal-Orgeval. Paris est libéré par la 2ème DB et les Alliés y volent aussi leur part de gloire- Désormais, les Allemands battent en retraite stratégiquement sur le Nord de la France.

A Sagy, un soldat Allemand d'origine soviétique (Vlassov) s'empare du vélo neuf de Germain Liberpré de Meulan et lui laisse en échange une vieille bicyclette.
A Mantes, la population compte ses morts et contemple la ville dévastée par les bombardements hasardeux des dernières semaines. Mantes aura chèrement payé sa libération.
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Une poche de résistance Allemande à CONDECOURT, SAGY et LONGUESSE
Alors que la 3ème Armée Américaine conduite par le Général Patton a établi une tête de pont et vient de franchir la Seine à Guernes/Méricourt, l'armée allemande prépare une contre-offensive pour empêcher les Alliés d'aller plus loin. Les 17ème et 18ème Divisions d'Infanterie de la Luftwaffe sont réunies.
Après deux ou trois jours de combats dans la région de Gargenville, Drocourt et Fontenay-Saint-Père, les Alliés progressent vers le Nord mais ils rencontrent les forces allemandes qui se sont établies dans la Vallée de l'Aubette.

Dans le courant de la matinée du 21 Août, cinq chars allemands traversent Ableiges et se dirigent vers Sagy. De nombreux soldats allemands à vélo entourent les blindés.

Le 25 Août, trois chevaux et leurs tombereaux sont réquisitionnés sous la menace des mitraillettes chez Henri Darras, René Gâteau et Julien Léchaudé à Cergy pour conduire du matériel allemand à Condécourt.

Dimanche 27 Août, le château de Villette, occupé par la Division Das Reich, est bombardé par Spitfire anglais vers 16 h. Une des huit bombes tombe en plein sur la chapelle, la détruisant complètement ainsi que l'orangerie.

Cette action aura pourtant été inutile puisque les Allemands avaient abandonné les lieux peu de temps auparavant à bord de Tractions Citroën dépourvues de portières pour quitter plus vite les voitures en cas de mitraillage.

Un peu plus lard, des Allemands sont regroupés dans une ruelle à Chardronville lorsqu'un motard les rejoint. Alors que les soldats examinent une carte de la région. Georges Rayer s'approche et comprend tout de suite que la présence des Américains est signalée à Longuesse.
Le même jour, deux jeunes civils sont tués par les Allemands à Vigny, puis brûlés dans une meule de paille. Il s'agit d'André Chaube et de Lucien Bongard, tous deux âgés de 17 ans.

A Guiry-en-Vexin, le lendemain dans la soirée, les habitants qui avaient réintégré leurs maisons reprennent le chemin des carrières pour s'y réfugier au cours de la nuit. André Huppe, son frère Pierre et son copain Pierre Rousselin précédent quelques dizaines de mètres Marie Dauge, 24 ans, une camarade d'école, gui est accompagnée de sa grand-mère et de sa fille Marie-Madeleine, 5 ans, que son père, prisonnier de guerre, n'avait encore vue.

Subitement, un chasseur bombardier Spitfire survole à basse altitude le petit groupe, mitraille et lance une bombe de faible puissance sans raison apparente. Instinctivement, tout le monde se couche sur le sol. Des balles de mitrailleuses sectionnent des branches au-dessus de leurs têtes, un éclatement se fait entendre et une fumée monte. La voiture d'enfant est renversée, la petite fille est éjectée, inanimée, la grand-mère est à terre, la mère hurle. D'autres personnes accourent et la malheureuse famille est emmenée au château qui est devenu depuis une quinzaine de jours un poste de secours d'infirmerie militaire allemand. La petite Marie-Madeleine est déjà morte, les poumons éclatés par le souffle de la bombe. Le soir, André Huppe, à travers champs pour éviter d'éventuels mitraillages, transporte en voiture à cheval la pauvre grand-mère à l'hôpital de Magny-en-Vexin.

Lundi 28 Août, c'est la débandade. Au petit matin, trois officiers allemands entrent sans frapper chez Louise et Louis Berlant au haras d'Ableiges. Ils déploient sur une table plusieurs plans de la région et, après avoir étudié la situation, repartent quelques minutes plus tard en laissant sur place trois plans. Le même jour, des soldats SS s'emparent de la voiture d'Adrien Guy. La Kommandantur quitte Ableiges.

Mardi 29 Août, bien décidés à ne pas quitter Condécourt, les Allemands s'installent dans le clocher de l'église avec un fusil mitrailleur ainsi qu'au 1er étage de la mairie. S'attendant à l'arrivée des Alliés au Sud vers Gaillon, tout le secteur est miné. Un dispositif de défense est immédiatement mis en place : une batterie allemande de 88 et une série de roquettes sont positionnées près de la Croix Noël sur les hauteurs du Grand-Mesnil, une autre batterie de 88 est placée près du bois de la Boulée au-dessus des carrières de Saillancourt, un canon est installé sur la place de Chardronville, un autre à l'entrée de Condécourt devant la propriété Dudemaine et un troisième à l'angle de la vieille route de Meulan près du Manoir des Maroches. Un canon lourd de 145 est enfin positionné sur la route de Longuesse à Sagy. Découvrant les mines à Condécourt, les premiers chars américains ont demi-tour et reviennent plus tard en contournant le village par l'ouest. Les premiers soldats américains à pied qui arrivent à Condécourt passent quant à eux par la ferme d'Etienne Fougue et tombent nez à nez avec les Allemands qui les feront aussitôt prisonniers. D'autres soldats américains arrivent par Villette. A peine se dirigent-ils vers Condécourt qu'ils sont aussitôt pris pour cible et font demi-tour. Les blessés sont soignés sur la place de Villette. Pressentant le danger, les Américains font évacuer le hameau. Un autre groupe tente de pénétrer dans Condécourt par la rue de l'Aubette mais au niveau du Manoir des Maroches, des tirs les empêchent d'aller plus avant. Les forces en présence sont à 200 mètres l'une de l'autre et donneront lieu à un échange de feux durant plusieurs heures. Comme les batteries allemandes installées au Grand-Mesnil et sur les hauteurs de Saillancourt manquent de munitions, les Allemands chargent des obus sur un chariot porte-herses qu'ils attellent à des boeufs, et c'est ainsi qu'ils quittent Condécourt pour Sagy mais, arrivés à Chardronville, les soldats renoncent à aller plus loin car l'expédition s’avère trop périlleuse.

Bientôt, à Condécourt, la ferme d'André Bénard et le hangar de Pierre Delahaye sont la proie des flammes. Vers 19h plusieurs obus sont tirés par les Américains. Ils atteignent la propriété Testard, la ferme Hyest, la maison de Monsieur Loubet, l'église et l'école ainsi que la ferme Dauvergne, blessant mortellement Geneviève. La gare de Condécourt, elle aussi, est endommagée à la suite de l'explosion d'un véhicule à proximité. On assiste alors à un échange de tirs d'obus entre Sagy, où sont postés les Allemands, et le plateau de Gaillon où sont établies les pièces d'artillerie et les tanks américains. Les obus des Alliés atteignent inévitablement quelques habitations de Sagy : la ferme de Georges Lainé, la maison de Charles Queudot et celle de Gabrielle Soret mais, dans cette dernière, seules sont détruites les niches à lapin.

Un autre obus explose dans un pré au lieu-dit "Le Vaux Persan", tuant deux vaches du troupeau d'Emile Delprat. A Saillancourt un obus percute le mur de la propriété d'Henri Imbert et une autre explose dans le jardin de Pierre Bondon.

A Chardronville, trois obus causent des dégâts chez Joseph Jacouton, Auguste Rayer et René Fouque. Au Grand-Mesnil, plusieurs obus atteignent la ferme Deplaigne sans rien détruire. A La Villeneuve Saint-Martin, deux soldats allemands sont tués par un obus dans la rue Jules Verne alors qu'ils venaient de réquisitionner un cochon. Des obus tombent également sur Ableiges sans faire trop de dégâts.
Dans l'autre sens, la riposte des Allemands est sévère. Deux obus touchent la propriété de Maurice Codhant à Villette sans faire de victime mais Madame Duval, tenancière du café, est blessée à la cuisse par un éclat.

Toute la population du village et des alentours s'est réfugiée dans les caves. A Sagy, Lucie et Poulette Durdan se protègent dans celle de Louis Guédon, le curé Stroobants, Lucette Meersschaert et Marie Fourrier dans celle du presbytère, Madeleine et René Fouque et leurs enfants dans celle des Rayer à Chardronville, etc..., tandis que la famille Vauvillier ainsi que Raymonde Petit et Jean Parisot se réfugient dans une tranchée creusée sous le préau de l'école quelques jours plus tôt par Maurice Vauvillier.

Les combats font inévitablement des blessés qui sont soignés dans des infirmeries de fortune. Dans la cave de Maxime Waringuez à Chardronville, un soldat allemand succombe à ses blessures et est enterré dans le jardin d'Emile Delprat aux côtés du pilote d'avion tué quelques jours auparavant. Une autre infirmerie est installée dans le pavillon d'été de Roger Meytraud au Petit-Mesnil.

Toujours le 29 Août, un groupe d'Allemands se réfugie dans la distillerie de Frémainville. Les soldats américains cernent la bâtisse en attendant l'arrivée des blindés. Lorsque le premier char est aperçu, un soldat allemand, dissimulé dans un trou d'obus à proximité de la distillerie, tire sur le blindé avec un bazooka, tuant le pilote. La riposte est immédiate et le tireur est aussitôt abattu.

A Gadancourt, les Américains qui arrivent de Lainville et d'Enfer se heurtent à des Allemands qui, cachés dans un hangar, tiennent l'entrée du village. L'assaut est donné peu après par les Alliés dont les chars prennent pour cible le hangar. L'église du XIIème siècle subit d'importants dommages : le clocher et la toiture sont en partie détruit. Le château et une dizaine de maisons sont également endommagés.

A Théméricourt, le château est occupé par les Allemands depuis le bombardement de Nucourt. Le bâtiment est devenu une infirmerie et le parc est utilisé pour le cantonnement de l'infanterie et le stationnement des véhicules servant à transporter les V1. Découvrant des clous éparpillés sur les routes, un officier exige du maire que la chaussée en soit débarrassé au plus vite.

Vingt personnes, choisies par les Allemands sur la liste électorale, sont chargées de cette besogne puis emmenées au château dans la matinée avant d'être transférées dans la salle de classe. Au cours de la nuit suivante, les Allemands quittent Théméricourt et les otages sont libérés.

A Condécourt, dans le courant de la nuit, les Allemands ont contre-attaqué et au petit matin du 30 Août tout est terminé. Depuis deux jours, le temps est très orageux, rendant la visibilité très réduite et empêchant toute intervention de l'aviation. C'est la raison pour laquelle les combats se sont déroulés exclusivement à terre. Cette situation météorologique a permis d'éviter un largage de bombes sur les villages qui aurait fait immanquablement de nombreuses victimes parmi les populations.

Sur le champ de bataille, on relève les corps de dix-huit Allemands et onze Américains. Seize vaches sont retrouvées mortes dans les prairies à Condécourt, victimes des éclats d'obus.

Le 30 Août, c'est la débâcle. Vers 6h, les Américains faits prisonniers à Condécourt passent dans Ableiges encadrés par des Allemands. Les soldats SS réquisitionnent le dernier cheval et le tombereau d'Adrien Guy puis, vers 9h, font sauter le petit pont sur la Viosne à Ableiges. Une demi-heure plus tard, les premières Jeep américaines pénètrent dans Ableiges.
A Sagy, une cinquantaine de prisonniers allemands en provenance de toute la région sont regroupés dans la salle du café-restaurant Jacouton à Chardronville pour être interrogés par les Américains.

A Condécourt, le groupe des F.F.I. de Tessancourt sur Aubette décide que les onze soldats américains seront inhumés avec les honneurs qui leur sont dus. Onze cercueils sont commandés à André Testard, le menuisier du village, et, le 1er Septembre 1944, une cérémonie a lieu au cimetière de Condécourt en présence des enfants des écoles de Condécourt et de Sagy.

Quant aux dix-huit soldats allemands, l'un sera enterré dans une carrière et les autres dans une fosse commune hors du cimetière de Condécourt.

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